Rencontres · Choisir de faire couple
Dossier Le partenaire idéal existe-t-il ?
Quels défauts ou différences devraient au contraire nous alerter ?
Je distinguerais ici ce qui relève d’une différence, ce qui relève d’un défaut, et ce qui relève d’une atteinte à l’intégrité.
Une différence peut s’ajuster. Un défaut peut parfois se travailler. Mais une atteinte à l’intégrité doit alerter immédiatement.
Je pense au mépris, à l’humiliation, au contrôle, à la jalousie possessive, à la surveillance, à la menace de rupture utilisée comme arme, à l’imprévisibilité affective, aux pressions sexuelles, aux atteintes économiques, ou à toute forme de peur installée dans le lien.
Le critère est assez simple : lorsque je commence à ne plus pouvoir être moi-même, à mesurer mes mots, à adapter constamment mon comportement pour éviter une réaction, à avoir peur de dire non, peur de déplaire ou peur de partir, on n’est plus dans le registre d’un défaut à accepter. On est dans une relation qui attaque l’intégrité.
Sur ce point, je veux être très clair : la violence, qu’elle soit physique, sexuelle, psychologique ou économique, ne relève pas du registre du défaut. Ce n’est pas un trait de caractère à tolérer, ni une simple difficulté relationnelle à travailler à deux. Lorsqu’il y a violence, la priorité n’est pas de sauver le couple, mais de se protéger !
À retenir
- Au début, on surestime souvent sa capacité à s'adapter.
- On surestime aussi la capacité de l'autre à changer pour nous.
- L'amour ne suffit pas à effacer ce qui demande un vrai travail.
- Les personnes changent rarement sous pression.
- Ce qui peut évoluer, c'est la manière d'être en lien.
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