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Décider à la place de l'autre : le contrôle reproductif est une violence

Le 3 septembre, le tribunal correctionnel de Strasbourg a condamné un interne en médecine de 36 ans à cinq ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis, pour avoir fait ingérer à sa compagne, à son insu, des comprimés provoquant l'avortement. Les faits remontent à mars 2024, à Furdenheim dans le Bas-Rhin, au domicile de sa compagne, elle-même infirmière.

Par Laurent Huz · 4 septembre 2026 · 2 min Abonnés
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Décider à la place de l'autre : le contrôle reproductif est une violence En bref
Le contrôle reproductif recouvre des pressions sur la contraception, la grossesse ou l'avortement au sein du couple.

L'homme a reconnu les faits et expliqué qu'il ne se sentait en situation ni psychologique, ni matérielle, d'assumer une parentalité, rapporte Libération. Outre la peine de prison, le tribunal a prononcé une interdiction définitive d'exercer la médecine, au terme de dix années d'études. Son avocat n'excluait pas d'interjeter appel : la condamnation n'est pas définitive.

Le cas est extrême, et il serait facile de le ranger au rayon des faits divers. Il nomme pourtant quelque chose qui existe bien au-delà de lui, sous une forme moins spectaculaire : le contrôle reproductif. Le principe en est toujours le même. L'un des deux décide seul de ce qui arrive au corps de l'autre, et de sa vie.

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Laurent Huz

Laurent Huz

Auteur, formateur, thérapeute de couple

Fondateur de Mon Couple Magazine. Thérapeute de couple et formateur, fondateur de Deux Mains Ensemble et de la méthode TCCI. Auteur d'« Au cœur du couple » (Dunod).

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