Sexualité · Pratiques, imaginaires & accords
Dossier Fantasmes, accords et explorations
Décider à la place de l'autre : le contrôle reproductif est une violence
Le 3 septembre, le tribunal correctionnel de Strasbourg a condamné un interne en médecine de 36 ans à cinq ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis, pour avoir fait ingérer à sa compagne, à son insu, des comprimés provoquant l'avortement. Les faits remontent à mars 2024, à Furdenheim dans le Bas-Rhin, au domicile de sa compagne, elle-même infirmière.
En bref
L'homme a reconnu les faits et expliqué qu'il ne se sentait en situation ni psychologique, ni matérielle, d'assumer une parentalité, rapporte Libération. Outre la peine de prison, le tribunal a prononcé une interdiction définitive d'exercer la médecine, au terme de dix années d'études. Son avocat n'excluait pas d'interjeter appel : la condamnation n'est pas définitive.
Le cas est extrême, et il serait facile de le ranger au rayon des faits divers. Il nomme pourtant quelque chose qui existe bien au-delà de lui, sous une forme moins spectaculaire : le contrôle reproductif. Le principe en est toujours le même. L'un des deux décide seul de ce qui arrive au corps de l'autre, et de sa vie.
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